En ce début de saison de reproduction, la préparation de la jument est une étape clé pour optimiser sa fertilité et réussir sa mise à la reproduction.
La jument possède une activité cyclique saisonnière qui alterne entre des phases ovariennes actives et inactives. Dans la nature, elle pouline au printemps, quand les conditions nutritionnelles et climatiques sont optimales. Dans l’élevage moderne, il est fréquent d’avancer les périodes de poulinages et de chaleurs pour optimiser le nombre de cycles au cours de l’année et le nombre de chances d’obtenir un poulain.
Différents facteurs impactent la cyclicité des juments, et la mise à la reproduction doit être anticipée afin de cumuler les chances.
EDHYA vous accompagne sur le sujet et vous apporte les meilleurs conseils pour gérer cette période clé de l’élevage.
En ce début de saison de reproduction, la préparation de la jument est une étape clé pour optimiser sa fertilité et réussir sa mise à la reproduction.
La jument possède une activité cyclique saisonnière qui alterne entre des phases ovariennes actives et inactives. Dans la nature, elle pouline au printemps, quand les conditions nutritionnelles et climatiques sont optimales. Dans l’élevage moderne, il est fréquent d’avancer les périodes de poulinages et de chaleurs pour optimiser le nombre de cycles au cours de l’année et le nombre de chances d’obtenir un poulain.
Différents facteurs impactent la cyclicité des juments, et la mise à la reproduction doit être anticipée afin de cumuler les chances.
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Une jument est sexuellement mature aux alentours de 16-18 mois. Sa fertilité est optimale à l’âge de 6 ou 7 ans et commence à décroître entre 10 et 15 ans.
Au cours de l’année, la jument alterne entre des phases ovariennes actives et inactives. Ces phases sont synchronisées sur la durée du jour. En hiver, et avec une durée de jours courte, la plupart des juments sont en anœstrus, c’est-à-dire que l’activité ovarienne s’arrête. Avec l’allongement des jours et l’augmentation de l’exposition à la lumière, l’activité ovarienne reprend. Durant cette phase de reproduction, la jument va avoir une activité ovarienne cyclique, avec plusieurs œstrus successifs.
Lors de la reprise de l’activité ovarienne, la lumière du jour active la production des hormones reproductives (mélatonine, GnRH, FSH, LH). Elles sont produites par l’hypophyse, les ovaires et l’endomètre. La régulation par l’organisme de ces hormones permet de coordonner les cycles ovariens et la durée entre 2 ovulations.
Un cycle ovarien dure environ 21 jours (mais peut-être très variable !) et est constitué de deux phases :
Durant cette phase, les follicules dominants vont se développer. L’ovulation a généralement lieu 24 à 48h avant la fin de l’œstrus.
L’œstrogène produite pendant cette période est à l’origine des signes de chaleurs chez la jument (petites mictions fréquentes, mucus au niveau de la vulve, gonflement de la vulve, agitation de la jument, etc.)
Après l’ovulation, le follicule dominant devient corps jaune et sécrète de la progestérone, provoquant la fin des signes de réceptivité de la jument et le refus de l’étalon. S’il y a fécondation, elle permet de maintenir la gestation. En absence de fécondation, la sécrétion de prostaglandines par l’utérus entraîne la destruction du corps jaune (12 à 13 jours après l’ovulation) et la reprise d’une nouvelle phase de chaleurs.
Dans la nature et dans l’hémisphère nord du globe, la période de reproduction débute entre mars et avril et s’étend jusqu’à août-septembre. Dans l’élevage moderne, les périodes de saillie pour les juments de courses s'étendent généralement de janvier à mai, et pour les juments de sport, elles sont de mars à juillet.
A noter que 15 à 20 % des juments sont cyclées toute l’année et ne présentent pas de phases d’anœstrus hivernal.
Ci-dessous les facteurs majeurs et les principaux axes d’amélioration pour ne pas impacter négativement la fertilité.
L’anatomie et la physiologie de la jument :
La vérification de l’appareil reproducteur est essentielle pour écarter une anomalie structurelle, une inflammation ou une infection qui pourrait compromettre la réussite de la gestation.
En fonction de l’état physiologique (jument en lactation, jument sortie de l’entraînement, etc.), il est possible que la durée de l’inactivité ovarienne soit allongée, surtout en cas de déficit alimentaire.
La vaccination et la vermifugation doivent aussi être considérées et suivies pour réussir la mise à la reproduction.
L’état corporel :
L’état corporel influe sur la reprise de l’activité ovarienne et le nombre de cycles nécessaire à une gestation. L’inactivité ovarienne est plus longue chez les juments dont l’état corporel est trop maigre. Les juments sous-nourries (NEC < 3) possèdent un taux de gestation également plus faible.
Chez les juments ayant allaitées lors de l’été précédent la mise à la reproduction, le retour de l’activité ovarienne peut être retardé dut à la forte dépense énergétique liée à la lactation.
A l’inverse, si la jument prend du poids à la sortie d’hiver, la phase d’inactivité ovarienne pourra être écourtée.
La race et l’âge :
Pour les juments de race rustique, jeunes (2 ou 3 ans) et/ou âgées (>15-17 ans), des périodes d’inactivité ovarienne plus longues sont à considérer.
La photopériode :
Comme évoqué, les cycles de la jument sont synchronisés sur la durée du jour. Il est possible d’augmenter artificiellement cette durée en hiver, en exposant les juments à une source de lumière : c’est la photostimulation. Elle est efficace lorsque la jument atteint 14.5 à 16 heures d’exposition lumineuse par jour.
Pour une mise à la reproduction précoce, il est conseillé de « mettre les juments sous lampes » autour du 20 décembre et ce pendant 35 jours. La première ovulation sera attendue environ 70 jours après le début du traitement, soit vers le 1er mars.
La température extérieure et la mise à l’herbe :
Au changement de saison entre l’hiver et le printemps, des températures froides peuvent retarder le retour en cyclicité des juments. A l’inverse, la mise à l’herbe stimule la sortie d’inactivité : l’exercice induit permettrait une sécrétion de prolactine influant sur la croissance folliculaire et l’ingestion d’herbe jeune jouerait le rôle de flush alimentaire, positif pour la fertilité et la fécondité.
L’alimentation et apport nutritionnel :
La reproduction n’est pas la fonction privilégiée par l’organisme face aux autres fonctions physiologiques. Un déséquilibre alimentaire impacte directement son bon fonctionnement. Il est crucial d’apporter un aliment équilibré en énergie, protéines, oligo-éléments et vitamines à la future poulinière.
Il est vivement conseillé de limiter au maximum les périodes de jeûne et de mettre en place une alimentation continue.
Il est démontré que les juments recevant une ration riche en omégas 3 pendant la phase hivernale revenaient plus précocement en activité ovarienne. De plus, l’aliment riche en omégas 3 soutient la synthèse de prostaglandines, indispensables à la mise en place de la gestation et du développement du poulain.
L’apport d’énergie doit être contrôlé, surtout chez les juments trop maigres ou en surpoids, pour limiter les perturbations dans les sécrétions d’insuline. Les perturbations de cette hormone régulatrice de la glycémie, peuvent être liées à des troubles de la fertilité. L’idéal est de distribuer un aliment aux sources énergétiques diversifiées entre les céréales et les matières grasses.
Une carence en protéines peut être à l’origine d’une inhibition de la sécrétion d’hormones sexuelles tandis qu’un excès de matière azotée peut mener à une surcharge hépatorénale. Une production trop importante de déchets azotés peut être toxiques pour les gamètes (ovules ou spermatozoïdes) et l’embryon. Il est conseillé de ne pas distribuer d’aliments trop riches en protéines et de favoriser des protéines de qualité.
Les apports en minéraux et vitamines ne doivent pas être négligés. Veillez à distribuer un aliment permettant de couvrir les besoins en oligo-éléments (phosphore, cuivre, zinc, manganèse) pour limiter les troubles d’ovulation ou l’allongement des cycles par exemple.
L’apport de sélénium, puissant anti-oxydant, est reconnu pour soutenir le fonctionnement du système immunitaire et limiter les diminutions de fertilité liées à une baisse d’immunité.
Il est également recommandé d’apporter en quantités suffisantes, les vitamines A, D et E qui ne sont pas synthétisées par l’organisme et qui participent à la protection cellulaire, notamment celles des gamètes et limitent les troubles de la reproduction. La vitamine E joue aussi un rôle dans la qualité de l’endomètre et l’afflux sanguins de l’utérus, et la vitamine A participe à stimuler l’apparition de chaleurs.
Enfin, il est possible d’ajouter dans la ration de la poulinière certains ingrédients connus pour augmenter la fertilité des juments (ex : le bêtacarotène, la spiruline, etc.).
Edhya SPYR POULINIERE est conçu pour les juments reproductrices. Il est conseillé lors de la préparation de la jument au poulinage et soutient la fertilité. Il repose sur deux axes :
Il participe au bon fonctionnement de l’utérus, soutient la fertilité et l’expression des chaleurs ainsi que la croissance folliculaire (présence de bêtacarotène, d’omégas 3, de spiruline et de vitamines).
Sources:
Martin-Rosset, W. et coord. 2012. Alimentation des chevaux. Paris : Editions Quae.
NRC (Comittee on Nutrient Requirements of Hors), 2007. Nutrient Requirement of Horses : Sixth Revised Edition. 6ème edition. Washington, D.C. : The National Academies Press.
Gestion de la jument reproductrice. 2025. Caillaud, M. and Margat, A. Equipedia IFCE. [en ligne] https://equipedia.ifce.fr.
Bien préparer sa jument à la reproduction. 2025. Caillaud, M. and Margat, A. Equipedia IFCE. [en ligne] https://equipedia.ifce.fr